Originaire de l'Inde septentrionale, le « Jasmin Officinal », a été introduit en Europe par les Maures et les navigateurs espagnols.
Il arrive certainement dans le sud de la France au milieu du XVIème siècle. Ce jasmin rustique, résistant au gel est utilisé comme porte-greffe du jasmin « Grandiflorum » qui, originaire du Népal est planté à Grasse dans la deuxième moitié du XVIIème siècle.
Cette fleur, très recherchée, entre aujourd'hui dans la composition de grands parfums.
Au XVIème siècle, Grasse et ses proches environs comptaient quinze hectares de champs de fleurs.
En 1860, la ville se lance dans de grands travaux d'aménagement : la création du canal de la Siagne permet l'irrigation des champs de fleurs.
En 1900, on récolte déjà 200 tonnes de jasmin. En 1905, on récolte 600 tonnes de jasmin. En 1930, la production atteint 1.800 tonnes.
A l'heure actuelle, on arrive encore à cueillir 27 tonnes de jasmin. Les domaines se répartissent dans le pays grassois.
Une telle fleur méritait bien d'être à l'honneur, d'où l'idée de créer une fête du jasmin qui, peu à peu, suivant une « provencialisation » du mot est devenue la « Jasminade ».