Vivre à Grasse
un concept difficile à résumer

Jusqu'à la publication du rapport "Halte à la croissance" par les personnalités du Club de Rome, la notion de développement se limitait à la croissance économique.

Aujourd'hui, le développement durable est conçu comme une rupture avec d'autres modes de développement qui ont conduit, et conduisent encore, à des dégâts sociaux et écologiques considérables, tant au niveau mondial que local.

La rubrique petit historique présente l'évolution des idées ayant conduit à la définition actuelle du développement durable.

Peut-être faut-il clairement différencier les mots : développement (croissance), écologie et développement durable

Le développement est un processus conduisant à l'amélioration du bien-être des humains. L'activité économique et le bien-être matériel demeurent essentiels mais la santé, l'éducation, la préservation de l'environnement, l'intégrité culturelle par exemple le sont tout autant.

L'adjectif durable insiste sur la notion de temps c'est-à-dire pour une amélioration sur le long terme du bien-être de tous.

Dans le développement durable les sphères économiques et sociales entrent aussi en jeu.

Traduction française et anglo-saxone:

« La difficulté à délimiter ce que recouvre exactement le développement durable est liée au fait que ce terme a émergé dans les discours internationaux relativement récemment (...) alors que le concept de développement, pourtant tout-puissant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, s'entourait peu à peu de discrédit », analyse Sylvie BRUNEL, géographe. Le développement durable est littéralement la traduction de l'expression anglaise sustainable developpement. L'adjectif sustainable se traduit aussi parfois par soutenable, acceptable, raisonné afin de prendre en compte la dimension éthique et l'inscription dans le temps de cette notion.

« On dit souvent que le développement durable est un concept anglo-saxon importé. Mais ses racines sont ancestrales et paysannes. « Gaspillage » vient de gaspilha, un mot gaulois. En 1347, l'édit de Brunoy décrète qu'il faut cultiver les forêts de façon soutenable. Mme Brundtland n'a rien inventé. » Serge ANTOINE, premier président du Comité 21, Environnement magazine, novembre 2005.

 
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